Arrivée en Inde, premières péripéties…

Lundi 10 août 2009, à l’hôtel Velvet Apple, en train de picorer des chips de banane plantain.

Voilà à peine quelques heures que je suis arrivée en Inde, et je me sens déjà totalement larguée. Ce n’est pas une complète surprise à vrai dire. Si j’ai des connaissances en langue hindi et un certain savoir théorique sur l’Inde en général, en ce qui concerne des questions purement pratiques, en revanche, je suis une vraie novice !

Alors que je m’apprêtais à descendre de l’avion, j’ai été submergée par un courant d’air chaud. Le contraste avec l’air frais et sec de l’avion m’a figée sur place et j’ai cru un instant qu’il s’agissait des émanations des réacteurs ou quelque chose dans ce goût-là. Pourtant, arrivée sur le tarmac, la touffeur de l’air est toujours aussi intense. La connexion se fait enfin dans mon cerveau : alors c’est ça, la chaleur indienne ! Je n’en reviens pas. C’est comme pénétrer dans un sauna tout habillée ! Et pour couronner le tout, ma chère maman-stressée m’oblige à enfiler un gilet à manches longues pour me protéger des moustiques (il faut dire que je suis l’un de leurs mets favoris). Comme à mon habitude dès que j’ai un peu trop chaud, je vire rouge tomate. Si bien qu’au comptoir de contrôle, je vois le personnel me toiser d’un œil inquiet. Ils portent tous des masques, nous sommes en pleine épidémie de grippe H1N1 et on ne plaisante pas ! Avant que maman-stressée n’ait le temps de réagir, on me colle un thermomètre dans la bouche. Je l’aperçois rouler des yeux affolés. Finalement, rien à signaler, on me libère. « हाँ, मैं ठीक हूँ (mais oui, je vais bien) ». On me regarde avec étonnement, on me sourit puis, une fois les dernières formalités remplies, nous partons récupérer nos bagages.

Nous retrouvons finalement le représentant de l’agence avec qui nous avons préparé le voyage. Nous souhaitions un compromis entre le voyage sac à dos et la version bus de touristes de Nouvelles Frontières. Nous nous sommes donc tournées vers la Maison des Indes (qui travaille conjointement avec Le passage to India, en Inde) où on nous a concocté un programme sur mesure : « le Rajasthan autrement ». Nous avons ainsi un circuit organisé selon nos envies mais sans les quarante touristes en bermudas qui vont généralement avec.

Le jeune homme nous accueille avec un grand sourire et un français impeccable. Je ne peux résister : « आपको फ़्रँसीसी आती है (vous parlez français !) » J’adore l’expression de surprise qui se peint immanquablement sur le visage d’un Indien à qui je parle en hindi. Nous entamons alors la conversation et plaisantons dans la langue locale. Je suis aux anges. À un moment, il me glisse : « Quand tu parles français, c’est bien, pas de problème. Mais quand tu parles hindi, tu as un immense sourire. Comment ça se fait ? »

Dans la voiture qui nous emmène à l’hôtel, nous rencontrons Ranjeet, un fier Sikh qui sera notre chauffeur pour la durée de notre séjour chez Mother India. Je croise son regard dans le rétroviseur et lui adresse un sourire. Il me répond d’un léger hochement de tête. Notre hôte en profite alors pour nous offrir à chacune un collier d’œillets d’Inde. C’est frais et ça sent délicieusement bon.

Il fait nuit noire à l’extérieur de la voiture et, à travers la vitre, j’aperçois des slums, les fameux bidonvilles. Il y a aussi beaucoup de travaux. Dans quelques mois auront lieux les jeux du Commonwealth et le gouvernement a beaucoup investi pour développer le réseau de métro et les infrastructures en général. Sur toute la longueur d’un trottoir, des corps emmêlés d’enfants qui dorment sur les lits tressés ou à même le sol. Il règne malgré tout une telle agitation. Des coups de klaxon, des autorikshaws qui déboulent à vive allure, des vaches, les gens qui traversent n’importe comment, voire qui préfère marcher sur la route plutôt que sur le trottoir…

Nous arrivons enfin dans la rue de notre hôtel, isolée du chaos ambiant par un barrage de police. On nous mène à notre chambre. Moment de panique : combien faut-il donner de pourboire au porteur de bagages ? Oui, vraiment, les questions purement matérielles et quotidiennes sont encore un mystère pour moi.

Nous trouvons enfin le calme, dans le cocon de notre chambre, une fois le cortège d’employés de l’hôtel parti. Je me sens épuisée. Maman-fatiguée est dans la salle de bain. J’observe le décor qui m’entoure. Soudain, une souris traverse la chambre à toute vitesse. Et j’éclate de rire.

La Maison des Indes

76, rue Bonaparte, 75006 Paris

Métro Saint Sulpice

01 56 81 38 38

http://www.maisondesindes.com

 

Le passage to India

http://www.lpti.in/

 

Hôtel Velvet Apple

E-82, Greater Kailash Part 1, 110048, Delhi

http://www.velvetapplehotels.com/

 

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Catherine Derieux


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