Day 39 : Iidabashi et Shimokita

Jeudi 19 août 2010 :

Aujourd’hui, il fait plutôt beau et pas trop chaud. Le temps idéal pour visiter un parc ! Direction le Koishikawa Kôrakuen Garden, près de Iidabashi. L’entrée coûte 300 yens et des brochures sont disponibles en diverses langues, dont le français ! Le jardin a été construit au XVIIème siècle par l’un des seigneurs de la lignée des Tokugawa. On peut y observer le rougeoiement des feuilles d’érable en automne ou la fleuraison du jardin d’iris au printemps. Le lieu est vraiment agréable avec son petit étang, sa rizière, ses quelques ponts. Situé à proximité du Tokyo Dôme, il frémit parfois au son des grands huit et autres attractions.

Après cette fraîche promenade (malgré tout troublée par l’attaque d’un escadron de moustiques), j’entraîne ma comparse déguster quelques douceurs dans une pâtisserie que nous avions repérée sous les arcades près de la station d’Iidabashi. Pour 500 yens, je me régale d’un set composé d’un délicieux jus d’ananas bien frais et agrémenté de feuilles de menthe ainsi que de trois pâtisseries, sortes de daifuku grillés. Ce n’est pas mauvais du tout, mais cela ne vaut tout de même pas les fameux dango mochi de Shinjuku…

Nous prenons ensuite le chemin de Shimo Kitazawa, ce petit quartier vibrant qui nous avait tant séduites lors de notre première visite. Nous y retrouvons Amé-Chan, notre amie expat qui souhaite nous présenter à de sympathiques Japonais ! En attendant les autres, nous nous promenons dans les ruelles, reconnaissant certaines boutiques que nous avions aimées, en découvrant de nouvelles. Amé-Chan nous emmène notamment au village Vanguard, mélange entre la caverne d’Ali Baba et un bric-à-brac labyrinthique. J’y ai tout de même dégoté quelques trésors…

Nous retrouvons ensuite Patrick, l’un des patrons d’Amé-Chan, et nous rendons tous les quatre dans un petit izakaya confidentiel et on ne peut plus typique. Sous les tables basses, le sol est creusé et recouvert d’un tapis moelleux, si bien que l’on peut soit s’asseoir en tailleur soit se tenir comme sur un banc. L’apéritif se compose de feuilles de chou à tremper dans du miso. Marion-San et moi nous régalons, comblées de pouvoir manger un peu de verdure (est-il besoin de rappeler combien les fruits et légumes sont chers à Tokyo ?). Nos hôtes ont bien vu notre appétit désespéré et commandent un plat de légumes crus : tomate, carotte, concombre, poivrons… Un véritable festin ! Nous sommes bientôt rejoints par Kae-San et Madoka-San, deux charmantes Japonaises.

Nous poursuivons la soirée dans un bar où Amé-Chan, ravie, doit rencontrer le chef d’équipe en charge du grand matsuri de Shimokita. Pendant qu’elle exprime son amour pour le quartier, Marion-San et moi découvrons les (très) nombreux purikuras de Madoka-San. Face à cette impressionnante collection, nous ne pouvons résister : nous devons faire une série de photos avec elle !

Nous repartons donc entre filles, laissant Patrick au bar, et nous engouffrons joyeusement dans la cabine du photomaton nippon. Madoka-San est en charge, Amé-Chan nous prévient : il faut la laisser faire ! Et le résultat vaut le coup : sans doute les meilleurs purikuras que nous ayons faits jusqu’à maintenant.

Après avoir dit au revoir à Kae-San, nous atteignons l’ultime étape de la soirée : le karaoké ! Après nous être déchaînées sur Bohemian Rapsody, Lady Gaga (oui encore !) et Édith Piaf, nous voyons arriver le petit ami de Madoka-San, venu la chercher. Satoshi-Kun est le parfait exemple du salary-man nippon. Il part travailler à 6h du matin, fait deux heures de train pour se rendre à son travail et rentre rarement le soir avant minuit. Alors lorsqu’il décompresse au karaoké, c’est assez impressionnant ! Le jeune homme impassible et respectueux se transforme en bête de scène, mettant ses cordes vocales à l’épreuve des décibels sur un rock forcené. Mes oreilles ne se sont toujours pas remises de cette apparition éclair ! Nous finissons la soirée à trois, Amé-Chan, Marion-San et moi-même. Nous quittons le karaoké à deux heures du matin et nous engouffrons dans un taxi. La course n’est pas donnée mais quel plaisir de filer à travers les rues illuminées de Shinjuku au beau milieu de la nuit…

Tokyo, aishiteru !

 

Prochaine escale :

Day 40 : Rendez-vous avec Okayama-San

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Catherine Derieux


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